En fait, c'est un article rationnel qui vise à proscrire toute situation de blocage de l'installation des équipements nécessaires au déploiement de la couverture mobile par une opinion publique mal informée ou par des élus soumis à cette opinion publique, alors même que l'antenne et son site d'installation respectent l'ensemble des prescriptions figurant dans les traités internationaux et les règlements européens et nationaux, en particulier les normes d'émission radioélectrique et les valeurs de champ électromagnétique. La supposée nocivité du champ électromagnétique généré par l'équipement radioélectrique n'est absolument pas fondée scientifiquement. Une étude du Conseil scientifique de la ville de Paris sur les antennes relais pour la téléphonie mobile, remise le 16 juin 2006 au maire de la capitale, conclue ainsi "qu'à ce jour, aucun effet sanitaire imputable au rayonnement émis par les antennes n'a été démontré."

Ainsi, même si la loi n'est pas votée, les opérateurs ont bien perçu qu'il existe aujourd'hui une pression pour une meilleure couverture mobile du territoire.

Cette proposition de loi est à rapprocher de la pression exercée par les opérateurs sur la ville d’Olivet, pour installer rapidement des pylônes de 30 mètres de hauteur supportant des antennes relais dans l’enceinte du stade du Couasnon. En revanche, la contestation des riverains et des habitants du Val porte en premier lieu sur le manque d’intégration paysagère de la solution proposée. Mais elle porte aussi sur le trouble de jouissance et la dépréciation du patrimoine occasionnés par une telle installation.

Si comme l’indique Patrice Martin-Lalande, il n’y a pas de danger sanitaire lié aux antennes relais il existe d’autres sites sur Olivet qui permettraient cette installation, tout en offrant une intégration paysagère harmonieuse sans impact sur le patrimoine et le cadre de vie des riverains. Comme l'envisage d'ailleurs François Kergall, premier adjoint, quand il indique dans la Rep de mercredi : « Nous souhaitons trouver un moyen pour que la population bénéficie de la meilleure couverture possible tout en faisant que les riverains immédiats du stade du Couasnon ne voient pas leur environnement défiguré ».

Source : Extrait du Journal du Net du 22 décembre 2006


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