Cinq ans plus tard des lois ont été votées, des plans définis, des mesures prises. Mais la volonté politique ne s’est pas toujours concrétisée. Notamment pour le handicap, où le chantier reste au stade des fondations.

9.000 vies épargnées en cinq ans

Avec 9.000 vies épargnées et 100.000 blessés évités en cinq ans, le président de la République peut être soulagé.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes: en 2006, le nombre de tués sur les routes est passé sous la barre des 5.000 morts (4.703). Une baisse de 43% en cinq ans. Une tendance qui s’inverse en décembre 2006 (+4,6% de morts). "Nous devons réagir sans attendre et fortement face aux derniers chiffres de la sécurité routière. Ils témoignent sans doute d'une forme de relâchement des comportements, avec notamment des vitesses excessives", a déclaré le chef de l'Etat.

Pierre Gustin, délégué général à la Prévention routière, lui, est satisfait: «C’est un bilan historique. La volonté politique exprimée au plus haut niveau de l’Etat a ouvert la voie à un changement profond et durable du comportement». Comportement largement induit par la répression systématique et l’installation de radars automatiques.

Aujourd’hui, le délégué à la prévention routière estime que les efforts doivent être porté sur l’éducation routière.

Le jackpot des radars

Ils ont généré une manne financière de 349 millions d’euros en 2006.

C’est un record. Les radars automatiques installés sur les axes routiers français ont rapporté 349 millions d’euros en 2006. Une augmentation vertigineuse de 71 % au regard du chiffre de l’année précédente qui s’établissait à 204,9 millions d’euros.

C’est ce que révèle le bilan dressé par la sécurité routière où on apprend que plus de 8 millions de points ont été retiré aux automobilistes sur 2006 contre 7,4 millions en 2005. Les contestations ont pour leur part représenté 1,5% des avis envoyés en 2006. A un autre chapitre, plus de 43,2 % des conducteurs, flashés par les radars automatiques, ont échappé en 2006 à un PV puisque seulement 56,8% des infractions constatées ont donné lieu à l'envoi d'une contravention.

Les exceptions qui confirment la règle

N'avez-vous jamais été surpris qu'un chauffeur routier vous double juste devant un radar ? Peut-être même vous a-t-il fait quelques appels de phare alors que vous tentiez de friser au plus juste la limitation... ah, lui ne savez pas qu'il y avait un radar vous êtes vous dit ? Pas du tout...

N'êtes vous pas surpris qu'on ne parle jamais de chauffeur routier au chômage pour cause de permis supprimé du fait des radars ?

C'est assez simple, les photos des routiers ne sont pas retenues par les services de répression... l'excuse, on voit mal le visage, la plaque est trop haute... Nous sommes tous en droit de nous interroger. Le ministre des transport si bien renseigné pourrait peut-être nous dévoilez le taux des "professionnels de la route" pris au radar ?

Si le nombre d'accidents baisse, c'est donc surtout grâce aux efforts des simples usagers.

Le Loiret

Au-delà de ces chiffres peu encourageants du mois de janvier 2007, il ressort du bilan 2006 que, si le nombre d’accidents et de blessés n’a pas reculé (+3,4% d’accidents, +1,2% de blessés dans le Loiret), les conséquences de ces accidents se sont révélées moins lourdes en terme de victimologie (-25% de tués par rapport à 2005), faisant ainsi la preuve de l’efficacité du système de contrôle des vitesses.

Sur cinq ans, le nombre de morts sur les routes est passé de 85 à 57 soit une baisse de 33%, légèrement en deçà de la moyenne nationale (43%). Le nombre de blessés pour sa part a été réduit de 1.282 en 2002 à 892 en 2006. Source : Préfecture du Loiret

La contrepartie de la sévérité

"Le corps social peut accepter beaucoup de sévérité pour la sécurité routière à condition que, lorsqu’il s’estime dans son droit, sa réclamation soit traitée de façon juste et équitable", a rappelé le médiateur de la République Jean-Paul Delevoye. Son rapport, remis lundi 12 février au président de la République Jacques Chirac, dénonce la "complexité" et l"opacité des procédures de contestation. "Aujourd’hui, on peut considérablement améliorer le système", a plaidé Jean-Paul Delevoye devant la presse.

Le bilan quantitatif concernant la lutte contre l'insécurité routière est à porter au crédit de Jacques Chirac. Sur le plan qualitatif nombre d’actions sont encore à entreprendre pour conforter l’adhésion des citoyens en passant du tout répressif à la réponse graduée équitable.

Toilettage du permis à points


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