Traquer les déperditions thermiques
Par Pierre Chauveau, dimanche 27 mai 2007 à 19:27 :: Environnement :: #526 :: rss
Loin devant l'industrie (23%) et même des transports (32%), le secteur le plus consommateur d'énergie en France est celui du bâtiment (43%). Il regroupe les logements, les bureaux, les commerces et les équipements collectifs. Maîtriser les dépenses d'énergie dans l'habitat et les entreprises est primordial.
Or il apparaît que 30% des déperditions thermiques des bâtiments sont dues à la toiture. Ainsi connaître le niveau de déperdition de la couverture est un bon indicateur de la perte globale, et donc, de la qualité de l'isolation d'un immeuble !
En février 2006, la ville de Gap a réalisé une opération de thermographie aérienne infrarouge afin de déterminer le niveau de déperdition thermique des bâtiments publics et privés de la commune. Pendant quatre matinées, un hélicoptère équipé d'une caméra infrarouge, dotée d'une précision de 0,02 degrés, a survolé les 4200 hectares de la commune. 40.000 images numérisées ont ainsi pu être enregistrées. Elles ont été traitées pour établir des cartes thermiques (140 ha chacune), suivant une échelle de 6 couleurs. Cette opération, d'un coût de près de 109.000€ a bénéficié des subventions de l'Union européenne (50%), de la région (20%) et du conseil général (10%).
En France, quelques villes (Aubagne, Marseille ou Dunkerque) se sont déjà lancées dans une thermographie de leurs bâtiments.
A l’étranger, une compagnie privée britannique réalise des cartes thermiques permettant de repérer les maisons et autres constructions dégageant trop de chaleur. Hotmapping utilise des avions qui quadrillent les villes et prennent une série de photos infrarouges qu’elles rapportent sur des cartes.
Ces opérations permettent aux communes, de répertorier les édifices municipaux à rénover en priorité mais n'entraînent pas d’obligation de travaux pour les particuliers.
Dans la mesure où une municipalité veut réduire la facture énergétique et participer à la réduction de l’effet de serre, cette technique permettrait une estimation globale des coûts de conversion des bâtiments. Des politiques incitatives (subventions) ou coercitives (règlements) pourraient être envisagées pour stimuler la conversion pour les propriétaires y compris l’Etat.
Source : Actu Environnement
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Commentaires
1. Le dimanche 3 juin 2007 à 08:15, par BCT
2. Le dimanche 3 juin 2007 à 09:55, par Pierre Chauveau
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